Romano remercié
Le destin de Serge Romano à la tête de Dijon s'érodait au fil des semaines. Le verdict est tombé ce lundi. « A partir d'aujourd'hui, Serge Romano n'a plus en charge l'équipe première », a expliqué Bernard Gnecchi, le président du club de Côte d'Or.
Malgré la qualification de son club pour les 32es de finale de la Coupe de France après la victoire sur Clermont (2-1), dimanche, le patron dijonnais a préféré trancher. « Nous avons gagné ce week-end, et j'aurais préféré que l'on perde », glisse-t-il sans langue de bois.
Il n'est certainement jamais évident de se séparer d'un coach au lendemain d'une victoire. Mais ce succès paraissait anecdotique tant Dijon souffre en Championnat. L'équipe surprise des dernières saisons est moribonde. Elle pointe à la 16e place, à quatre points du premier reléguable. Loin, très loin de ses rêves de Ligue 1.
Pourtant, le projet de Dijon semblait réfléchi et solide : une montée dans les deux ou trois années. Serge Romano avait même été « casté » pour son passé à Sedan (finale de Coupe de France et montée en Ligue 1) et préféré à (beaucoup ?) d'autres candidats. Alors, aveu d'impuissance ? « Ce n'est pas la bonne question ! s'emporte Bernard Gnecchi. Je suis un bâtisseur et on ne construit rien du jour au lendemain ! » En fait, le départ précipité de Rudi Garcia au Mans, cet été, a contraint les dirigeants à échafauder un plan dans l'urgence : trouver un remplaçant et pérenniser le projet (de jeu et de club) dijonnais. Six mois plus tard, le constat d'échec est implacable. Bernard Gnecchi cherche donc désormais un nouvel entraîneur (il ne dispose pas de technicien diplômé au DFCO) et une nouvelle fonction au club à Romano.
Baptiste Chaumier
france football
